Homicide : une année dans les rues de Baltimore, Philippe Squarzoni, @DelcourtBD

#Chronique #BD : Homicide 1, Philippe Squarzoni, @DelcourtBD Après un étonnant détour par l'héroïc-fantasy avec Mongo est un troll, voici Squarzoni de retour avec une adaptation du documentaire de David Simon ayant inspiré le série The wire.. Le titre nous plonge au coeur la brigade criminelle de Baltimore, ville rongée par le crime, à la fin des années 1980. Et pour adapter un tel portrait sans jamais basculer dans le sensationnel, il ne pouvait y avoir que l'auteur de Dol. N'ayant pas lue, ni vue la célèbre série TV tirée de l'oeuvre originale, j'ai été très surpris par l'approche documentaire de l'album. On ne s'attend pas du tout à ça avec un tel sujet. Tout n'est que quotidien routinier bordé de procédures fastidieuses et lassitude dû à la succession trop rapide d'affaires trop semblables. Oublié le sensationnel des séries TV et autres fictions grand public. Ici tout n'est qu'ennui et désespoir de pouvoir améliorer le quotidien. Enfin pas d'ennui pour le lecteur car on se prend vite d'intérêt pour ce quotidien inattendu vécu par des hommes ordinaires avec leurs forces et leurs faiblesses. Le dessin de Squarzoni donne parfaitement corps aux ambiances souvent désolées et presque toujours poisseuse des situations. Le ton de l'investigation, il le connaît parfaitement et le traduit ici à nouveau avec brio. La lecture plonge ainsi le lecteur exactement au milieu de ses inspecteurs désabusés. Un excellent travail.

 

Après un étonnant détour par l’héroïc-fantasy avec Mongo est un troll, voici Squarzoni de retour avec une adaptation du documentaire de David Simon ayant inspiré le série The wire.. Le titre nous plonge au coeur la brigade criminelle de Baltimore, ville rongée par le crime, à la fin des années 1980. Et pour adapter un tel portrait sans jamais basculer dans le sensationnel, il ne pouvait y avoir que l’auteur de Dol.

N’ayant pas lue, ni vue la célèbre série TV tirée de l’oeuvre originale, j’ai été très surpris par l’approche documentaire de l’album. On ne s’attend pas du tout à ça avec un tel sujet.

Tout n’est que quotidien routinier bordé de procédures fastidieuses et lassitude dû à la succession trop rapide d’affaires trop semblables. Oublié le sensationnel des séries TV et autres fictions grand public. Ici tout n’est qu’ennui et désespoir de pouvoir améliorer le quotidien. Enfin pas d’ennui pour le lecteur car on se prend vite d’intérêt pour ce quotidien inattendu vécu par des hommes ordinaires avec leurs forces et leurs faiblesses.

Le dessin de Squarzoni donne parfaitement corps aux ambiances souvent désolées et presque toujours poisseuse des situations. Le ton de l’investigation, il le connaît parfaitement et le traduit ici à nouveau avec brio. La lecture plonge ainsi le lecteur exactement au milieu de ses inspecteurs désabusés.
Un excellent travail.