Disparition de Steve Dillon

Tous les fans du Punisher connaissaient son dessin tant il a dessiné le personnage chez Marvel. Mais de l’indé au mainstream, de Judge Dredd au Punisher en passant par Hellblazer et surtout The Preacher dont il  a dessiné tous les épisodes, on trouve sa patte si reconnaissable à tous les niveaux de la production comics.

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Malgré tout, on le sentait mieux à son aise sur des séries aux accents plus indés. Punisher n’étant certainement pas la plus mainstream des licences Marvel, sa série la plus proche de cette définition est probablement Ultimate Avengers 3 réalisée avec Mark Millar même si on y retrouve Blade en personnage principal.

Son style, empreint d’une certaine austérité et d’une froideur évidente, allait en ce sens et était souvent décrié par les nouvelles générations de lecteur tant il est en opposition avec l’aspect chaleureux et punchy qui est souvent la norme aujourd’hui. Néanmoins, une fois apprivoisé, on en apprécie toute sa justesse et sa puissance, de même qu’un fort sentiment de pragmatisme qui collait parfaitement aux univers qu’il a dessiné. Des milieux souvent très cruels et violents, très réalistes et socialement peu reluisants, des environnements qui n’ont aucun besoin d’une couche de verni pour retentir. Et ça, il savait le faire mieux que personne.

Malheureusement celui qui donna corps sur le papier à ces personnages mythiques dont certains, aussi improbables que « Tronche de cul » dans The Preacher, sont devenus des références, vient de nous quitter à l’âge de 54 ans. Il laisse derrière lui un héritage créatif qui à marqué et marquera encore auteurs et lecteurs du monde entier.arseface

Et quelques mois seulement après la disparition de Darwin Cooke, c’est à nouveau une grande perte pour l’industrie du comics et du 9ème art en général. Une disparition qui va laisser un terrible manque et qui aurait dû nous ravir lors de nos lectures pendant encore de nombreuses années.