Chronique – Planplan Culcul, Anouk Ricard

Il y avait bien longtemps que je ne m’étais pas payé une bonne marade en lisant une BD. Par bonne marade j’entends une vraie rigolade, de celles qui font mal au bide. Cette fois-ci, le mérite en revient à Anouk Ricard et à son nouvel album, Planplan Culcul qui vient de paraître dans l’excellente collection BDcul des Requins Marteaux.

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On pourrait s’attendre à une BD érotique mais ceux qui connaissent bien la collection savent qu’érotique est un qualificatif un peu rapide. Il vaut mieux parler d’hommage au genre pornographique.

Et c’est le ton parodique qu’emprunte Anouk Ricard pour le sien, qui reprend tous des codes du cinéma pornographique, des accessoires suggestifs aux mauvais acteurs, pour en faire un savoureux remake. Le ton est d’ailleurs donné dés le titre et la couverture de l’album.

Alors, s’il faut parler de l’histoire, on peut dire que ça commence avec des dépanneurs à domicile avec torses velus, qu’il y a ensuite des policiers au zèle bien placé, pour finir avec des extra-terrestres aux anatomies qui ne le sont pas moins, sans parler des pompiers et autre livreur de pizza qui arrivent à point nommé. Le tout lié par des rebondissements aussi soudains qu’absurdes et des running gags très bien vus qui m’ont ravi. Le but, n’oublier aucun des clichés généralement associés au porno.

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On ne se pose pas de question, c’est frais, spontané et même souvent un peu débile. Tout cela serait certainement un peu fatigant sans le dessin naïf et la fluidité narrative d’Anouk Ricard. Mais là, ça fonctionne à merveille. L’absurde s’élève à un haut niveau d’exigence sans jamais nuire à l’intrigue alambiquée de l’histoire.

Après avoir lu ça, il ne me reste plus qu’à espérer voir un Libon arriver dans la collection, et là, je serais comblé !